Abstract
Les 197 pays signataires de l’accord de Paris sur le climat s’étaient engagés à mettre en œuvre leur contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) pour la période 2015-2020 et leur contribution déterminée au niveau national (CDN) pour la période 2020-2030 avec une possibilité de révision en 2025. De nature volontaire, la contribution définit, pour chaque pays et pour cinq ans, les mesures à prendre pour atténuer les effets du changement climatique et pour s’y adapter (Hellio 2017). Les six pays côtiers d’Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée Bissau et Sierra Leone) ont récemment transmis leur CDN à la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Parmi les mesures d’atténuation proposées par les pays dans les CPDN et CDN, la principale est la limitation des émissions de Gaz à effet de serre (GES). Pour les six pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, la reforestation constitue la solution fondée sur la nature pour l’atténuation de ces émissions la plus prisée en raison de mesures déjà existantes pour l’exploitation et la conservation des forêts et de la capacité avérée des forêts à séquestrer du dioxyde de carbone (CO2) et à le stocker dans le sol (Lal, 2007). Ces actions peuvent être réalisées par le biais de replantations, ou en restaurant les fonctions écologiques générales du milieu (écoulement de l’eau, limitation de la pression anthropique, etc.), de sorte à favoriser une recolonisation des habitats.
Si les forêts, notamment de mangroves, devaient ainsi, par le biais des actions de reforestation/restauration des CDN, voir leur surface augmenter et leur densité s’accroître, peu de mesures de ce type ne semblent avoir été prévues pour les autres écosystèmes littoraux qui disposent pourtant de capacités d’absorption et de stockage similaires…
Parmi les mesures d’atténuation proposées par les pays dans les CPDN et CDN, la principale est la limitation des émissions de Gaz à effet de serre (GES). Pour les six pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, la reforestation constitue la solution fondée sur la nature pour l’atténuation de ces émissions la plus prisée en raison de mesures déjà existantes pour l’exploitation et la conservation des forêts et de la capacité avérée des forêts à séquestrer du dioxyde de carbone (CO2) et à le stocker dans le sol (Lal, 2007). Ces actions peuvent être réalisées par le biais de replantations, ou en restaurant les fonctions écologiques générales du milieu (écoulement de l’eau, limitation de la pression anthropique, etc.), de sorte à favoriser une recolonisation des habitats.
Si les forêts, notamment de mangroves, devaient ainsi, par le biais des actions de reforestation/restauration des CDN, voir leur surface augmenter et leur densité s’accroître, peu de mesures de ce type ne semblent avoir été prévues pour les autres écosystèmes littoraux qui disposent pourtant de capacités d’absorption et de stockage similaires…
| Translated title of the contribution | The contribution of West African marine protected areas to achieving the Paris Climate Agreement |
|---|---|
| Original language | French |
| Pages (from-to) | 165-191 |
| Number of pages | 27 |
| Journal | Annales de Géographie |
| Volume | 2025 |
| Issue number | 2-3 (762-763) |
| DOIs | |
| Publication status | Published - 6 Jun 2025 |
Keywords
- blue carbon
- CO
- greenhouse gases (GHGs)
- mangroves
- marine protected areas (MPAs)
- Nationally Determined Contribution (NDC)
- seagrass beds